Chronique à David: Agricola

En ces temps de surconsommation et de mondialisation où les vraies valeurs semblent se perdre et où les conflits éclatent sans arrêt, je crois qu’il est temps de faire une pause et de se ressourcer. Quoi de mieux pour y arriver que la simplicité volontaire et un retour à la Terre ??

C’est ce qu’Agricola vous propose. Un grand classique d’Uwe Rosenberg (A Feast for Odin, Patchwork, Ora and Labora, Le Havre, etc. etc …), paru en 2007, puis réédité en 2016. Il se joue de 1 à 4 joueurs et on compte environ 30 minutes par joueur. Je parlerai dans ma chronique de la version rééditée en 2016 … je n’entrerai pas dans les détails des différences entre les deux, mais je répondrai à vos questions en commentaire !

Dans l’intro, je vous ai parlé de simplicité volontaire, mais ce jeu est loin d’être simple ! Il s’agit d’un placement d’ouvriers plutôt costaud malgré ses apparences simplistes. Voici un bref aperçu des règles.

Dans Agricola, vous incarnez une famille de fermiers (2 au début jusqu’à une possibilité de 5) et vous devez utiliser les ressources disponibles afin de croître et de vous nourrir. On peut notamment récolter des ressources (bois, argile, pierre, roseau, céréales, légumes), acheter des animaux (moutons, sangliers, bœufs), améliorer notre ferme (construction de pièce supplémentaire, s’accoupler pour ajouter un membre à la famille, la rénover), clôturer les prés, y construire des étables, cultiver la terre, construire des aménagements, etc.

Vous n’aurez que 14 rounds pour réaliser vos actions et à chaque round, une action supplémentaire est dévoilée. Chaque action ne peut être choisie que par un seul joueur par round, alors vous devinerez que certaines actions sont très convoitées ! À la fin des round 4-7-9-11-13 et 14, une phase de récolte a lieu et on doit avoir en notre possession suffisamment de nourriture pour nourrir nos fermiers, sinon on doit mendier, ce qui nous fait perdre des points de victoire à la fin.

Ce que j’aime du jeu : Sa simplicité à être enseigné. Il s’agit d’un jeu où les actions sont intuitives et logiques. On place notre ouvrier ici et ça nous permet de faire ceci. Simple et efficace … MAIS (il y a un mais !) On sent vraiment qu’on doit prendre la bonne décision au bon moment, parce qu’une mauvaise décision peut influencer négativement le reste de la partie et c’est là que le jeu prend son attrait selon moi. Il faudra un Plan B (ou C ou même D) puisque les autres joueurs vont forcément à un moment ou à un autre choisir l’action dont vous auriez eu absolument besoin. J’aime aussi qu’on puisse moduler le niveau de difficulté d’une partie en jouant par exemple sans les cartes d’aménagement mineur ou les cartes savoir-faire ou encore en ajoutant des plateaux d’actions supplémentaires près du plateau principal. La variante solo sous forme de campagne est bien construite et propose un réel défi tout en nous permettant de conserver certains bénéfices récoltés durant les parties précédentes.
Ce que j’aime moins du jeu : je crois qu’un joueur moins expérimenté aura de la difficulté à vaincre un joueur expérimenté … La chance prend un rôle important lorsqu’on utilise les cartes d’aménagement mineur et de savoir-faire puisqu’on les distribue au hasard. Faire un draft de ces cartes en début de partie peut pallier à ce problème par contre !

Alors voilà, j’ai hâte de lire vos commentaires par rapport à ce grand classique très souvent décoré de nombreuses récompenses !

Par: David Côté
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Alors, prêts à retourner aux vraies valeurs ? c’est par ici ! :https://universludo.ca/produit/agricola/

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